Et si le coach était un passeur d’émotions ?

Aujourd’hui, la performance prime, et les émotions sont souvent reléguées au second plan, perçues comme des faiblesses à cacher. Pourtant, elles sont le cœur de nos décisions, la clé de notre équilibre et de notre humanité.

Le coach est celui qui crée un espace. Un espace où la parole se libère, où l’émotion peut s’exprimer et trouver sa place. Dans cet espace, le client peut entendre ses propres mots, portés par des émotions qu’il n’avait jusque-là pas su écouter.

« Connaître son émotion est le chemin, la comprendre est l’apprentissage. »

Un constat : une gestion trop mécanique des émotions

Dans le monde professionnel, les émotions sont souvent considérées comme une affaire personnelle. Pourtant, elles influencent chaque décision, chaque action. Une victoire, aussi petite soit-elle – comme surmonter un obstacle du quotidien ou signer un contrat – est une source de joie. Inversement, chaque perte, aussi insignifiante semble-t-elle, laisse une empreinte : un regard critique dans le miroir, un échec professionnel ou une déception personnelle.

Nous avons appris à ignorer ces émotions, à les gérer de manière automatique, sans les comprendre. Mais à quel prix ?

  • Les ignorer, c’est risquer l’épuisement.
  • Les étouffer, c’est compromettre sa santé mentale et physique.
  • Les fuir, c’est s’éloigner de soi-même.

Et l’entreprise dans tout cela ? A-t-elle un rôle à jouer dans la prise en compte des émotions de ses salariés ? La réponse est oui. Pourtant, de nombreux dirigeants se retrouvent seuls face à ces défis.

L’enjeu : l’épuisement des leaders

Les dirigeants sont en première ligne. Leur quotidien est fait de décisions stratégiques prises sous pression, de responsabilités lourdes qui ne laissent pas de répit. Parfois, la peur est si grande que l’on souhaiterait fuir. Mais ce n’est pas possible. Pourquoi ? Parce qu’un leader se doit de guider, d’inspirer, de ne jamais flancher.

Mais jusqu’à quand ? Nous voyons aujourd’hui les conséquences d’un système qui exige toujours plus. Un système qui a traité les dirigeants comme des machines de performance. Or, maintenant que les machines prennent le relais, nous devons nous poser la question : avons-nous négligé l’humain au point de le rendre obsolète ?

Les émotions des leaders ont été étouffées, les transformant en professionnels épuisés. Le burn-out devient presque un passage obligé pour certains. Comment continuer à grandir dans un tel contexte ?

La solution : le coaching comme catalyseur d’émotions

Le coaching trouve ici tout son sens. Le coach n’est pas un conseiller, ni un décideur à la place du dirigeant. Son rôle est de créer un espace d’exploration et de transformation.

Le coaching peut intervenir de manière temporaire ou régulière, selon les besoins du client. Il accompagne aussi bien un individu qu’une équipe, selon les enjeux rencontrés. L’objectif est de favoriser la compréhension des émotions, leur formalisation et leur partage. Car un dirigeant clair avec lui-même prend des décisions plus alignées, et avance avec confiance même dans l’incertitude.

Les émotions ne sont pas un obstacle, elles sont une source de force.

Elles renforcent l’estime de soi et permettent de se lancer, même dans l’inconnu, avec la certitude que le filet apparaîtra en chemin.

Conclusion : une nouvelle vision du leadership

Les émotions sont au cœur du leadership. Si nous ne les comprenons pas, elles fragilisent nos décisions, épuisent notre énergie et érodent notre empathie. Mais si nous apprenons à les accueillir, elles deviennent un levier puissant d’inspiration et de transformation.

Alors, si le coaching était ce passeur d’émotions, cet accompagnement essentiel pour les dirigeants et leurs équipes ?

Et si, en prenant soin des émotions de ceux qui inspirent, nous redonnions aux entreprises un visage plus humain et durable ?

Le rôle du coach est de rappeler que ressentir, c’est vivre. Et qu’en étant pleinement vivant, on inspire et on élève ceux qui nous entourent.

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